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Ce forum est dédié aux chroniques colorées des rencontres du FC Auch Gers revisitée par Lou BERET et aux amis du Rugby terroir amazone


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NOUVEAU REVERS AUSCITAIN A DOMICILE DEVANT NARBONNE 27 À 32

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RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages…

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers

FC Auch-Gers 27 – RC Narbonne 32

Samedi 28 Novembre 2009

Fiche Technique
DCompositions
Auch 27- Narbonne 32
MT : 15-15 ; 2 500 spectateurs ; arbitre : M. Hadj-Bachir (Comité Auvergne)

Vainqueurs : 2 E Ruiz (66), Grammatico (73) ; 5 P (3, 9, 17, 23, 27) Pottas ; 2 T (66, 73) et 1 D (78) Ruiz.

Vaincus : 8 P (4, 7, 11, 40, 44, 49, 57, 71) Feilles ; 1 D Duffau (1).

Evolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 3-9, 6-9, 6-12, 9-12, 12-12, 15-12, 15-15/15-18, 15-21, 15-24, 22-24, 22-27, 29-27, 32-27.
AUCH : Duffau ; Bosque, Dulin (Bastélica, 62), Thierry, Acebes ; (o) Feilles, (m) Salle-Canne (Clarac, 54) ; Medvès, Ricaud, Saint-Lary (cap. Rongiéras, 67) ; Valdès, Pénalva (Tapasu, 56) ; Menkarska, Campo (Bruère, 56), Suster (Delom, 63).
Buteurs : Feilles (8/10P), Duffau (1/1 D).
NARBONNE : Griffoul ; Sanchez (Martial, 52), Hegarty, Grammatico, Vunisa (o) Pottas (Ruiz, 58) (m) Chevchenko (Buada, 64); Borwin (Beaux, 60), Salavea, Madaule (cap.); Voves (Mynhardt, 52), Aurignac; Benali (Cartier, 76), Algisi, Ramey (Castex, 54).
Buteurs : Pottas (5/5 P), Ruiz (0/1 P, 2/2 T, 1/1 D).



NOUVEAU REVERS AUSCITAIN A DOMICILE 27 À 32

Le realismo était Narbonnais la maitrise aussi
« On a fait un match quasi parfait par rapport à nos moyens et à la qualité de l'adversaire. Mais on se le gâche un peu tout seul avec un jeu au pied défaillant. »
Comment ne pas souscrire à l’analyse de notre entraîneur Grégory Patat et ne pas compatir avec l’abattement de nos joueurs auxquels on ne peut pas reprocher un manque d’investissement mais bien plutôt un manque de maitrise qui frôle parfois la naïveté , quand il faudrait devenir animal à sang froid et tuer les matchs
ce petit plus qui nous manque cruellement, qui fait une énorme différence, qu’on appelle l’expérience tourne au dur apprentissage .
Passer de peu à coté de la victoire, c’est surtout la rater !
Après le sentiment d’injustice de la cruelle défaite concédée devant Grenoble sur une pénalité et une victoire enfumés , c’est plutôt l’abattement qui menaçait hier soir avec les premiers frimas de l’hiver, de s’abattre sur le vieux Stade du Moulias voutait les épaules rougis de nos combattants de l’impossible
Encore faut il distinguer l’impeccable arbitrage de M. Hadj-Bachir qui traqua sans pitié les hors jeu d’où qu’ils viennent, et imposa un arbitrage clairvoyant dans le tri des fautes Au final il n’eut pas d’influence sur le résultat ce qui revient à le complimenter au regard de nombre de ses confrères qui ne se mettent pas au service du jeu et se contentent d’ânonner les tables de la loi avec un bonheur inégal jusqu’à voler la vedette aux acteurs du jeu
Maitrise envolée
Après avoir tenu la victoire 9 points d’avance dans la besace, à un quart d’heure du terme, personne n’envisageait la défaite. la flamme fut mouchée par deux cagades ruinant tous les efforts consentis et la déception d’autant plus forte
Comment perdre un match quand on dispose d’un pécule de 9 points à 17 mn du trille final, tragédie en en deux actes
Une victoire Narbonnaise acquise sur deux éclairs en seconde mi-temps. Le premier, un coup de génie de Martial, entré en jeu depuis à peine dix minutes. Après la récupération d'une chandelle Auscitaine approximative laissant l’Auscitain Acebes monté en pointe le nez dans la luzerne , Vunisa allonge sa passe vers l'aile opposée. La balle est transmise à la flèche de 2 mètres. Allongeant ses grands compas, il se joue de trois défenseurs auscitains, pris de vitesse . Le raid du pur-sang sera stoppé 60 mètres plus loin, à dix mètres de la ligne, deux Auscitains accrochés sur le porte-bagages. L'ailier trouvera Madaule au soutien qui n'aura plus qu'à donner à Ruiz pour un essai entre les poteaux (67).
Le second forfait , sur un coup de chance, cinq minutes plus tard, un essai signé Grammatico (72). Le trois-quarts centre raconte : "Je contre l'arrière qui veut se dégager devant à 5 mètres de sa ligne. Il part en courant dans l'en-but, je le suis. Mais je ne vois pas le ballon, je le cherche. Il y a eu un premier rebond et c'est sur le second, très haut, qu'on saute tous les deux. Et c'est moi qui récupère. La saison dernière, on n'avait pas eu cette chance. Cette année, nous avons plus de réussite »
On aurait pourtant bien tort de fustiger Mathieu Acebes ou Damien Duffau , auteur à l’arrière d’une prestation solide jusque là , car ces fautes de jeu sanctionnent surtout, une incapacité collective à tenir le match et le score et camper chez l’adversaire ou notre défense offre quelques garantis
Par la faute d’ un jeu au pied dans l’axe peu profond parfois suicidaire, offrandes à des Héraultais opportunistes qui remontèrent allégrement ses ballons de relance passant en revue notre arrière garde dépassée et ramassèrent la mise sans avoir été jamais réellement dominateur à défaut d’être solides à l’impact ;
Ce sont 14 points au bas mot abandonnés en cette période de téléthon par de généreux Auscitains
Joueurs et supporters désemparés, en proie au doute , après un nouveau revers cruel à domicile, de quoi devenir fataliste
Pas de quoi apprécier en tout cas , devant l’écran géant de la Bodega Paquito ,la prestation décevante des Français revenus sur Terre, étrillés, dépiautés par l’ appétit sauvage de Néo Zélandais dont le blanc semblait le linceul des illusions Françaises . si ce n’est la grinta de Fabien Barcella le meilleur des « irréductibles « notre « petit taureau ailé » , révélé par « l’académie de la mêlée Auscitaine » aux sergents recruteurs , qui fait désormais le bonheur du B.O.P.B et de l’ équipe de France nous mit un peu de baume au cœur
Hommage à la formation du Rugby de terroir , lui qui n’oublie jamais sans jamais oublier ses racines Valenciennes et Auscitaines et supporta la résistance Auscitaine au cœur de la tempête financière, Fabien surnageant au naufrage collectif ne pouvait réconforter nos bleus à l’ âme en Rouge et Blanc

Ne pas juger mais réconforter
L’heure était au réconfort collectif pour panser des plaies avivées par le sentiment d’être passé à coté d’une victoire rédemptrice avant d’affronter l’ogre Oyonnaxien intraitable dans son antre de Charles Mathon
Au moins samedi prochain nos Rouges et Blancs n’auront rien à perdre dans l’Ain , et en ce moment croyez en mon vécu , c’est peut être la meilleure des situations à condition de résister à Oyonnax qui vient de balayer Mont de Marsan d’un revers de main
Une réaction d’orgueil est attendue , surtout pour envoyer aux Provençaux un message sans ambigüité le Moulias ne rendra pas les armes sans combattre pour une confrontation ou les vertus hormonales conteront autant que les argument technico tactique face à une équipe concurrente au maintien . Nous n’aurons pas d’autre choix que de sélectionner 23 guerriers !
Au final Il y a deux manières d’apprécier le match perdu devant Narbonne on peut certes fulminer sur la victoire envolée mais aussi se dire que les Auscitains ont rivalisé avec le 4 ème du Championnat , maigre consolation comme ce petit point acquis
Pour une équipe convalescente , régénérée à l’intersaison ce n’est pas si mal mais ça reste insuffisant
Il faut souhaiter à nos jeunes un peu plus de réalisme pour que la fougue et la solidarité affichés se transforme en esprit commando une saine agressivité
Surtout ne pas stigmatiser telle ou telle erreur car le jeu demande faute
La main mise des avants contraste bien sûr avec la difficulté de nos lignes arrières, mais ne tombons pas dans le panneau qui consisterait comme certains observateurs peu avertis voudraient le croire à critiquer nos trois quarts pour leur inefficacité offensive
il s’agit avant tout d’équilibre collectif, attaque et défense se positionnent à 15 et même à 23 dans le rugby moderne tant la gestion des remplacements est aussi affaire tactique .
Même si, sur le plan de l’engagement et de l’état d’esprit il n’y a rien à redire , le bilan comptable reste déficitaire au regard de 8 défaites concédées pour 4 victoires à domicile
La fin de l’automne laissé augurer d’ une saison laborieuse, tendue dans la quête du maintien, l’œil rivé dans le rétroviseur . C’est ainsi il faudra s’y faire mais le maintien n’en aura que plus de prix et l’intersaison sera crucial pour renforcer ce groupe
On a tout dit des difficultés attachées à un effectif peau de chagrin limité par la crise financière et amoindri par les blessures , mais la qualité et le tempérament des hommes existent je peux en témoigner , tout juste faut il à notre jeune équipe coachs et joueurs, apprendre le métier en marchant, tenir le score sans se figer , et disposer enfin d’un jeu au pied plus consistant , trouver les angles pour renvoyer et contenir l’adversaire chez lui, compliquer sa relance et le presser comme les Oranges auraient du l’être hier soir quand ils furent décrochés au score
Cette équipe a les défauts de sa jeunesse, immature, pas assez « ficelle » , pleine de bonne volonté, mais elle manque cruellement de malice dans sa gestion des matchs , l’alternance temps forts temps faibles autour des leaders
Moduler ses changements quand la bonne fortune commanderait surtout à domicile de conserver la main mise en mêlée fermée vaut la peine d’être envisagé pour peu que l’intégrité physique le permette
Je pense au samedi soir , au net ascendant des tauliers Menkarska, Suster hier soir qui méritait peut être d’être prolongé pour enfoncer le clou et tenir Narbonne à la gorge sans resserrer l’étreinte ! le rapport de force s’étant plutôt équilibré à leur sortie et celle du Capitaine Stephen Saint Lary sans que nos remplaçants n’aient démérités pour autant
Avec un seul succès contre Aurillac au cours des sept dernières journées, Auch reste englué parmi les mauvais élèves de la Pro D2.
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Fin de match décevante
Avec 9 points d'avance (24-15) à un quart d'heure de la fin du match, les partenaires de Saint-Lary pensaient pourtant bien avoir fait le plus dur dans cette partie. Mais comme à La Rochelle samedi dernier, le gain de la rencontre leur a filé entre les doigts sur deux erreurs en cinq minutes. Deux coups de pied malheureux qui ont permis aux Audois de faire la différence.
Un double coup du sort dont se seraient bien passés les Auscitains qui avaient remporté le duel de buteurs. M. Hadj Bachir ne commandera pas un sifflet au Père Noël. L'arbitre auvergnat en possède déjà un qui marche très bien. Le public de Jacques-Fouroux a pu le vérifier hier soir, notamment au cours d'une première période terriblement hachée par les pénalités, dont douze au total dans les cordes des buteurs. Si Feilles en a laissé deux en route (30e, 33e) sur sept tentées, l'ouvreur sud-africain de Narbonne Pottas a lui réalisé un sans-faute dans des positions bien plus délicates.
Feilles gagne son duel
Si bien que tout reste à faire à la mi-temps : Feilles 15 - Pottas 15. A cet instant, aucune équipe n'a encore réellement pris l'ascendant dans le jeu. La domination du FCAG est indiscutable en mêlées fermées avec une pénalité sur la première introduction narbonnaise (12e) et un ballon gagné sur la seconde dans la foulée. Mais les Gersois n'arrivent pas à franchir la ligne d'avantage, excepté sur cette énorme percée de Ricaud. Suster est au relais, mais la passe du pilier tchèque pour Salle-Canne est un désastre, alors que le demi de mêlée auscitain avait un boulevard devant lui jusqu'à l'en-but audois (34e). Rageant.
Face à la puissance du pack auscitain, les Audois tentent d'écarter un maximum de ballons. Suite à une énorme percée de son demi de mêlée Chevtchenko, l'ailier fidjien Vunisa aurait d'ailleurs dû prendre seul la tête des meilleurs marqueurs d'essais de Pro D2 sans un en-avant grotesque sur la dernière passe (22e). Il lâchera ensuite le ballon au moment de s'ouvrir une voie royale vers son sixième essai personnel de la saison (34e).
Mais les Audois auront le mérite de toujours croire en leur chance, même avec 9 points de retard et une mêlée encore dominée après leur premier essai qui permettra à Feilles d'ajouter une neuvième pénalité que le public de Jacques-Fouroux pensait alors décisive (27-22, 71e). C'était sans compter sur le terrible coup du sort qui allait suivre.
Face à la peine et à la désolation qi régnaient hier soir dans les travaées du vieux Stade du Moulias , je vous épargnerai le couplet de la complainte des occasions manquées , comme cette passe de maçon mal assurée de Roman Suster notre pilier gauche qui pouvait envoyer son ailier à dame . Roman avait le mérite d’être là au soutien d’un coup gagnant
Le FCAG conserve son destin entre ses mains
Aix étrillé à Agen 29 à 3 reste à 7 points et Lannemezan battu à domicile 9 à 16 par Bordeaux Begles hors course, le match de « muerte » du 12 Décembre devant des Provençaux qui n’auront rien à perdre ne supportera pas les états d’âme , ni les faux fuyants , on voudra ce soir autour de ses leaders , des joueurs davantage guerriers que généreux, résolus à marquer le territoire au fer Rouge et blanc . Quand la patrie est menacée , nous devons entrer en résistance , quand à nous supporters et dirigeants nous devons rester solidaires de notre équipe intraitable dans notre soutien , la confiance et le maintien sont à ce prix


Lou BERET “En davant toustem” – En avant toujours

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