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AUCH - GRENOBLE Victoire escamotée pour le FCAG

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RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages …

Michel Sespiaut Chroniques en plein Gers

FC AUCH Gers 15 - GRENOBLE 17

Samedi 7 Novembre 2009
Moulias Stade Jacques Fouroux


Révoltés et meurtris par l’arbitrage à charge de Mr VALIN, un FCAG méritoire s’incline injustement à nouveau à domicile devant GRENOBLE ( 15 à 17)

Rendez vous à Lesguidière ! …

Exorcisme collectif à Jacques Fouroux

Ce n’est la pluie battante du matin qui a douché les supporters inconditionnels du Moulias venus voir leur FCA confirmer le match solide produit devant Aurillac, 2000 spectateurs, une chambrée moyenne décevante pour une après midi sans match télévisé, mais c’est ainsi la reconquête des spectateurs prendra du temps .
Non, le ressentiment de tous portait plutôt sur le chat noir qui rode dans les coursives du vieux stade pour contrarier la belle solidarité Gersoise, la bête a encore frappée samedi soir

Ereintée les belles intentions de jeu Auscitaine, décapitée sous les coups du sort la blessure de Dullin dés l’ échauffement et à subir surtout au risque de se répéter une nouvelle fois un arbitrage à œillères , finalement plus efficace pour saper la belle envie Gersoise que les coups de butoir d’une équipe Grenobloise certes solide et opportuniste mais au final sans grand éclat
Au bout, une défaite injuste au goût d’amertume , qui nous a causé un tort immense et meurtri le peuple Gascon, qui pour être des ruraux n’aiment pas trop être pris pour des jambons !

Au panthéon très personnel des arbitres de trsite mémoire cher à l’irascible Lou BERET ;Mr valin prendra sa place au coté des Thomas et autre Azoulay subis en leur temps
L’esprit du « Valin » flanqué de bien tristes suppôts assesseurs , régnait en maitre hier au soir dans le vieux stade moins accablé qu’outré, au trille final du triste sire , par le vol manifeste d’une partie qui aurait du revenir à ses protégés, tant ils avaient su se créer autour de l’axe de la mêlée un ascendant indéniable au fil du match, sans compter un dépassement de tous les instants que nul ne peut contester
Dominant territorialement, voués corps et âme à bousculer une équipe Grenobloise solide sans être géniale , vivant par la grâce d’une charnière et d’un jeu au pied du meilleur effet ou Dut et compagnie firent le métier avec réalisme et maitrise .


Incompétence ou parti prix ?

Sors de ce corps Valin !

Mais rien n’y fit les incantations du Moulias pour réclamer son du au moment
du «MoneyTime» quand les efforts de notre grand « huit » tournèrent à la démonstration de force, scandée par le martellement des tambours.Une pression irrépressible acculait aux expédients les mammouths pétrifiés grattant de leur défense des ballons de muerte pour enterrer la rébellion Gersoise, le souffle de la défaite promise à l’esprit du jeu soufflait sur leurs nuques .

Mais cette ardent combat d’initiés, que représente le défi de la mêlée fermée , laissa de marbre le grand inquisiteur du centre , muré dans une approximation arbitrale équivoque, faute de goût tri de fautes oubliées au jeu du cache ballon , insensible au ressort psychologique d’une partie qui revenait logiquement aux Gersois au terme de la partie .
Cette carence maintes fois relevée de la mêlée fermée en dit long sur l’arbitrage l’état de délabrement du corps arbitral Français quand les assesseurs sont aussi nombreux qu’inutiles autour des terrains , incapables de suppléer le premier d’entre eux

Le constat sans concession de « l’académie Dacquoise » des Albaladejo et autre Bastiat me revenait en mémoire.
A force de toucher le fond ils finiront bien par trouver du pétrole… à défaut d’idées !
L’évêque du diocèse Auscitain Maurice Gardès supporter à ses heures de ses ouailles en Rouges et Blancs n’y pourrait rien ; l’esprit du « Valin » planait sur une rencontre qui se refusait aux Auscitains

Coté Match

Le mano à mano au score montre assez bien l’indecision qui caractérisa cette rencontre, la victoire de l’une ou de l’autre n’avait rien d’infamant pourvu qu’elle soit loyale.
Grenoble arque bouté en défense sur son maigre pécule de 2 points, asphyxié par la poussée désespérée des Rouges et « noirs » dans le dernier quart d’heure concédait à son corps défendant, une énième mêlée à 30 mètres dans l’axe des poteaux, qui sentait bon le drop ou la pénalité avec Benjamin Feilles en vengeur masqué !

Grenoble à l’agonie sentait l’hallali cherchant l’air dans les derniers artifices sortis de la boite à ficelles du coach Landreau, arrêts de jeu arrêts buffet, pour tenter d’escamoter cette dernière épreuve initiatique face aux perches

la sortie du pilier droit Lakepa boiteux de circonstance sorti de quelque cour des miracles , ressemblait fort à un aveu de capitulation, la mêlée Grenobloise se vautra une nouvelle fois dans l’herbe grasse saturée de pluie, les appuis dérobés dans un magmas compressif digne du sculpteur César, Dieu lui-même n’aurait pu reconnaitre les siens

Mais Mr Valin détourna une nouvelle fois les yeux, oublieux d’un énième faute technique, oubli de trop qui priva les Auscitains de la pénalité de la gagne qui tendait les perches, réclamée sur l’air des lampions par tout le bon peuple Gersois roulé une fois de plus dans la farine.

Ou on aurait bien tors de prendre l’hospitalité Gersoise pour un paillasson !

Tendre l’autre joue non merci, le pente du maintien sera rude jusqu’au bout et personne ne nous fera de cadeaux , qu’importe , tel le rocher de Sisyphe, nous porteront notre boulet, nous maintiendrons notre club comme sa légitimité au sein du rugby professionnel. Cette évidence qu’il nous fait pourtant sans cesse réaffirmer aux yeux de tous nous demandons à pouvoir défendre nos chances loyalement

N’en déplaise aux bonnes âmes qui regrettaient la bordée de lazzi aigre doux ponctuant le discours du Président Grenoblois d’après match, sous le chapiteau Partenaires, quand on attendait de l’invité courtois de remercier la providence en peu de mots convenus comme on les apprécie des vainqueurs modestes

Ces brefs remerciements d’usage aux « Dieux de la victoire », le triomphe modeste des victoires passées par le chas d’une aiguille, s’il en ait ! Nous en avons connu nous aussi en son temps !

Le Village des irréductibles

Ces braves gens, qui me font pour certains l’honneur de leur amitié réclament de l’esprit de ce noble jeu une courtoisie de bon aloi qui pourrait aller jusqu’à prendre des vessies pour des lanternes,
Le courroux s’adressait indirectement à Mr Valin, mais je livre à leur réflexion au moment ou l’on fête les 50 ans d’Astérix le Gaulois, la bd identificatrice de Goscinny et Uderzo ; que cette fronde irrévérencieuse, bel esprit d’insoumis, cette gouaille insolente ponctuent justement ce statut « d’irréductibles Gersois » qui pour en déranger plus d’un constitue notre seul acte identitaire et refuser de disparaitre dans le conformisme ambiant

La seule voie accessible par ce processus identitaire qui nous permet d’exister à part entière dans un monde professionnel qui n’a que faire comme d’une guigne de notre cité et se plait à ranger dans le rayon des perdants méritoires, nos modestes moyens, notre esprit de corps désuet ; quand la solidarité d’une équipe amoindrie par une cascade de blessures, refuse de baisser la garde, se relève pour s’opposer envers et contre tous et renverser les montagnes fussent elles Grenobloise !

Nous n’avons pas les moyens de discours convenu, juste bons à flatter nos convives quand la survie et le maintien de notre rang nécessitent la combativité de tous pour refuser la médiocrité dans laquelle on voudrait nous cantonner
Il suffit de se souvenir de cette époque pas très lointaine de Broncan l’ancien , quand nous dominions la PROD2 de la tête et des épaules et que la presse spécialisée ne manquait pas une occasion de stigmatiser le jeu frustre mais gagnant des mousquetaires de l’efficacité. Au moins nous avions la victoire pour négliger la médisance ordinaire

Quand la blessure est à vif
La trop longue homélie d’après match du distingué Révérend Chérèque Président Grenoblois de son état, monté en chaire, bien propre sur lui, ne devait être qu’un exercice convenu, mais le sang du barde Lou BERET (vous savez celui que certains voudraient faire taire !) ne fit qu’un tour.
Quand le diable s’en même
Peu charitable il est vrai pour le Grenoblois qui s’emmêla la modestie convenue pour souligner de manière irrévérencieuse que son équipe avait eu bien du mal face a de coriaces Gersois mais avait toujours mené au score, un raccourci hardi pour qualifier une victoire heureuse de victoire méritée,
voilà un raccourci en forme d’impair majuscule que son frère syndicaliste aurait pu lui enseigner passé maitre de la rhétorique dans les négociations serrées ou chaque mot doit être pesé dans la recherche du compromis acceptable , mais comme on dit « c’est un métier »

Cher Mr Chereque la lecture de la presse vous confirmera ; que Grenoble était bel et bien mené (9 à 6) à la mi temps , bien heureux que Pierre Aguillon est échappé aux foudres de la justice des hommes et d’une « biscotte » méritée pour un placage destructeur sur Duffau qui valut aux Gersois de reprendre logiquement le score à la mi temps

La bronca qui accompagna les arbitres à leur première sortie alors même que le score venait de basculer en faveur des Gersois (9 à 6) sur une pénalité convertie par un très bon Benjamin Feilles nous donnait déjà l’intuition que le volontarisme des « irréductibles « ne ressemblerait pas encore à une arme fatale

Gilles Courbebaisse qui étrennait le costume de Président du Directoire réussit la figure imposée du discours convenu et policé mais oublia fort heureusement un instant sa réserve habituelle pour laisser son cœur et donner rendez vous à son homologue à Lesguidière.

Sans souffler sur les braises d’un contentieux qui remonte au match houleux de l’an passé contre ces mêmes massifs des Alpes , voilà au creux de l’hiver ; une promesse qui n’aura rien de Gasconne, pour peu que le chat noir les blessures et autres emmerdes nous lâchent un peu les fondamentaux, un match retour aux vertus rédemptrices et régénératrices se profile qui vaudra d’être vécu, surtout si à cette période nous sommes enfin débarrassé de l’épée de Damoclès du maintien

Avant cela il faudra encore se ronger les sangs trépigner, espérer une embellie que tout le monde espère pour donner de l’air et du souffle à un groupe Auscitain qui ne nous a jamais paru aussi solidaire et soudée que cette saison, depuis que Gregory Patat et Julien Sarraute sont associés aux affaires

Si j’avais un souhait se serait de regretter avec mon ami « Boule » un peu seul sous le chapiteau d’après match, de regretter que nos joueurs cœurs et corps meurtris aient zappés le chapiteau Bodega, ou les supporters les attendaient pour les réconforter et partager le verre de l’amitié
On peut comprendre leur déception mais rendre hommage à tous les bénévoles et autres dirigeants qui s’échinent pour offrir à tous au Moulias un accueil chaleureux fait aussi parti du particularisme Auscitain à préserver.

Cette faute de goût sera rattrapée je n’en doute pas dés le 13 Novembre avec la réception à Jacques Fouroux de Narbonne, vitale comme toutes les rencontres à domicile désormais
Nous avons connu la gloire toujours éphémère pour ne pas bouder les affres du suspens garanti d’une saison de transition qui doit avant toute chose nous aider à rebondir, surtout quand les rebonds les plus capricieux ne sont pas tous ovales

Alors après la trêve réparatrice qui nous permettra de reconstituer nos forces, et consolider l’effectif des valides , restons tous ensemble mobilisés, fiers de cette « Gersitude » qui nous transcende, fiers de ces garçons qui donnent tout ce qu’ils ont au cœur et au ventre ,dignes de porter nos couleurs, pour amener ce groupe plus haut, plus fort . Le bonheur sur le pré, comme dans le Gers est à ce prix !


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Fiche Technique
Auch 15- Grenoble 17
M-T : 9-6 ; 2. 000 spectateurs ; arbitre : M. Valin (Auvergne).
Vainqueurs : 1 E Farley (44) ; 3 P (6, 23, 59) et 1 D (68) Vidal.
Vaincus : 5 P Feilles (17, 30, 40, 61, 73)
Evolution du score : 3-0,3-3, 6-3, 6-6, 6-9/11-9, 14-9, 14-12, 17-12, 17-15.
AUCH : Duffau (Cortès, 56) ; Bastélica, Dulin (Clarac, 6), Acebes, Thierry ; (o) Feilles, (m) Salle-Canne ; Eymard (Medvès, 59), Ricaud, Saint-Lary (cap.) ; Valdès, Tapasu (Pénalva, 51) ; Menkarska, V.Campo (Bruère, 51, V.Campo, 80), Suster (Delom, 59). Buteur : Feilles (5/7 P, 0/3 D)
GRENOBLE : Gengenbacher ; Daunivucu, Helu, Aguillon, L.Dupont ; (o) Vidal (Dut, 69), (m) Rochette (cap.) (Pelissie, 39) ; Bernard (Laurent, 69), Chaplain (Best, 61), Dry ; Farley, Sigoire ; Lakepa (Takiari, 65), J. Campo (Meynard, 69), Mutapcic (Rash, 65, Mutapcic, 80). Remp. tempo. : Chaplain par Best (16-18, saignement). Buteur : Vidal (3 / 4 P, 0/1 T, 1/1 D)

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